Buzz, c’est le nom d’un personnage de film d’animation bien connu, mais c’est également le bruit du frottement que font les ailes d’une abeille. Buzz, c’est aussi le nom d’un astronaute américain, qui a marché sur notre bonne vieille Lune.

Bien sûr, c’est aussi et surtout, la nouvelle appellation à la mode 2.0, que l’on donne au bouche à oreille. Un buzz, c’est avant tout, un maximum de bruit, autour d’un projet, d’une marque ou d’une personne. C’est le brouhaha ambiant dans lequel une idée, une image, une personne, se démarque du lot et vient affoler la blogosphère. Parce que sans nous, vous, moi, le boulanger du coin, le buzz ne peut pas se propager. C’est là, tout l’intérêt mais aussi toutes ces limites.

Twitter, Facebook, Google+ et consorts, c’est grâce à eux, que nous « buzzons » à longueur de journée, sur ce qui nous semble intéressant ou pas. Les réseaux sociaux ont permis ce frénétique mode de communication qui veut que se soit la forme qui prime sur le fond et l’impact des images qui emporte tout sur son passage

Il est évident que ce que nous appelons buzz aujourd’hui, n’a rien de franchement nouveau, ni d’exceptionnel.

Tout est histoire de buzz.

La vidéo d’une écervelée de Secret Story, un chien à trois pattes, un gars qui se prend pour Mario, tout est prétexte à faire le buzz. Une succession d’images et de sons permanents. Chacun courant, après son petit quart d’heure de gloire personnel.

Au final, un buzz, c’est rien de plus qu’un évènement qui passe et qu’on oubli aussitôt, vite vu, vite consommé. Un pur produit de consommation, qui sert juste à nous divertir, si tant est, que la chose soit bien faite.

Ce qui fait tout le sel de ce type de communication, à savoir l’originalité du concept et sa mise en application, est peu à peu abandonné, au profit de bouffonneries, toutes plus inégales les unes que les autres.

C’est quoi l’intérêt de faire le buzz ?

C’est tellement évident que la réponse s’impose d’elle même. Une marque qui aurait pour ambition de conquérir un nouveau marché, a tout intérêt de créer un buzz autour d’elle. Si l’affaire est bien faite, cela peut décupler son audience en quelques jours seulement, et lui donner une visibilité qu’aucun autre média ne peut lui offrir, à moins de casser sa tirelire.

Internet et par extension l’internet mobile, est devenu un enjeu majeur dans la conquête d’espaces publicitaires, d’animation de marché et de communication en temps réel. Si le buzz est relayé par une campagne de promotion sur Facebook et Twitter, il va se propager comme une trainée de poudre. L’espace ainsi occupé par une marque devient un élément déclencheur de sa popularité soudaine.

C’est quoi le problème avec le buzz ?

Toutefois, le buzz reste très aléatoire, soumis à l’appréciation de tous et à sa bonne diffusion sur les réseaux sociaux. Bâtir ainsi sa stratégie, uniquement sur le buzz et la sympathie dégagée par la marque et/ou le projet, est vraiment dangereux.

C’est ce que j’écrivais plus haut, que les limites du buzz, sont le buzz lui même. Au delà de la volonté, compréhensible, de vouloir toucher un maximum de monde en un minimum de temps, le principal souci majeur, c’est que l’on ne contrôle pas le buzz. Aussitôt diffusé, il appartient à la communauté, qui est libre d’en faire ce que bon lui semble. C’est là tout le danger de ce type de com’. Parier sur l’approbation des internautes, c’est un peu comme jouer à la roulette russe avec un barillet plein.

Une stratégie marketing ne peut reposer essentiellement sur un buzz, comme elle ne peut reposer que sur internet ou que sur une campagne d’affichage. Un buzz n’échappe pas à la règle. L’information est primordiale, le message est la clé du concept, et faire rire ou émouvoir un internaute, ne donne aucune garantit de son adhésion, ni de la réussite d’un projet.

Lorsque vous définissez votre plan marketing, si vous planifiez de créer un buzz, avant toute chose, faites-le en connaissance de cause et soyez sûr que votre buzz soit relayé par une campagne efficace de promotion et de fidélisation. Ne cédez pas aux sirènes des agences qui vous disent que c’est l’avenir. Tout ne se prête pas au buzz. Votre marque et/ou société devra vivre avec l’image, bonne ou mauvaise, de votre buzz. Parce que l’oubli, n’existe pas sur internet.

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