Ce mardi 10 décembre, un juge californien a ordonné à Automattic de rétablir l’accès de WP Engine à WordPress.org, selon un rapport de The Verge.
Depuis fin septembre, une tension grandissante règne au sein de l’écosystème commercial de WordPress. WP Engine et Automattic ont d’abord échangé des critiques publiques avant de passer à des actions en justice.
En effet, Matt Mullenweg, co-créateur du logiciel, CEO d’Automattic et figure de proue de la fondation WordPress, a décidé de restreindre l’accès de WP Engine à WordPress.org, la plateforme qui héberge le code du logiciel ainsi que les plugins de la communauté. Il a accusé WP Engine de tirer profit de WordPress sans apporter une contribution adéquate au projet et de “proférer des menaces juridiques” contre WordPress.org.
WP Engine a rapidement réagi en engageant des poursuites contre cette décision, la qualifiant d’extorsion et d’abus de pouvoir de la part d’Automattic. Bien que le juge californien n’ait pas encore statué sur l’ensemble de la plainte, il a néanmoins rendu une injonction préliminaire contre Automattic.
Cette injonction contraint Automattic à rétablir l’accès de WP Engine à WordPress.org et à cesser toute interférence concernant l’accès et le contrôle des plugins et extensions gérés par son concurrent. En effet, après avoir bloqué cet accès, Matt Mullenweg avait également pris le contrôle de la page WordPress.org du plugin ACF (Advanced Custom Fields) développé par WP Engine pour en créer un fork nommé SCF (Secure Custom Fields).
Le juge a souligné les nombreuses déclarations de Matt Mullenweg, indiquant que son comportement reflétait une intention de provoquer le conflit actuel.
Le tribunal a conclu que “WP Engine a démontré qu’elle subirait un préjudice irréparable en l’absence d’injonction préliminaire”.









