Le secteur de l’intelligence artificielle a-t-il atteint un point de stagnation ? C’est en tout cas ce qu’indique un nouvel article de The Information.
Selon ce média, Orion, le successeur prévu de GPT-4 d’OpenAI pour 2025, n’aurait montré que des améliorations modestes, d’après les retours de certains employés qui l’ont testé. Cette évolution serait donc moins significative que celle observée entre GPT-3 et GPT-4. Faisons le point.
Des performances décevantes ?
Un dirigeant d’OpenAI avait pourtant décrit Orion comme une avancée majeure, promettant une puissance jusqu’à 100 fois supérieure à GPT-4. Cependant, selon l’enquête du site américain, on serait loin de cette promesse. Certains employés d’OpenAI estiment même qu’Orion n’est pas nettement meilleur que son prédécesseur pour accomplir et gérer certaines tâches.
L’article évoque notamment le codage, considéré comme l’un des points faibles d’Orion, ainsi que certaines compétences linguistiques. En revanche, le modèle semblerait faire des progrès notables en synthèse et en réécriture de texte.
Un problème de données ?
OpenAI pourrait manquer de données de haute qualité pour entraîner sa technologie, un point crucial pour le développement de l’IA. C’est pourquoi l’entreprise multiplie les accords avec diverses plateformes pour accéder à davantage d’informations.
Un avenir prometteur ou une limite atteinte ?
Ion Stoica, cofondateur de Databricks, a confié à The Information que, pour certaines questions de culture générale, on observe un plateau dans les performances des grands modèles de langage (LLM) comme ChatGPT.
Certains critiques de la course à l’IA sont tout aussi directs. Guy Marcus, professeur émérite à l’Université de New York, déclare, cité par Business Insider, que ces outils commencent à montrer des « rendements décroissants ».
D’autres responsables restent optimistes, probablement en raison de leurs investissements. Sam Altman, le PDG d’OpenAI, continue ainsi de prédire un futur où l’IA jouera un rôle central dans nos vies grâce à des avancées majeures.
De son côté, le directeur technique de Microsoft, Kevin Scott, a déclaré en juillet dernier : « Contrairement à ce que certains pensent, nous n’assistons pas à un ralentissement des performances ».
Pour l’instant, il est bien sûr difficile de trancher, et seul l’avenir nous révélera l’évolution de ces technologies.









