Les systèmes comme ChatGPT et ses concurrents reposent sur des infrastructures gigantesques, notamment des centres de données fonctionnant en continu pour traiter les requêtes.
Une infographie récemment publiée par le *Washington Post* met en lumière les ressources nécessaires pour faire tourner ces technologies.
En s’appuyant sur les recherches de Shaolei Ren, un chercheur de l’université de Californie, les journalistes ont étudié l’impact en termes de consommation d’eau et d’électricité. Ces analyses ont été complétées par des rapports sur la consommation énergétique aux États-Unis.
Une consommation d’eau et d’électricité alarmante
Pour donner un exemple, produire une réponse de 100 mots avec une IA consomme l’équivalent d’une bouteille d’eau. L’accumulation des requêtes, qui se comptent par millions, entraîne une surchauffe des centres de données. Pour éviter les dégâts, ces infrastructures utilisent des systèmes de refroidissement qui nécessitent d’importantes quantités d’eau.
Selon des militants écologistes cités dans l’article, ces centres figurent parmi les principaux consommateurs d’eau dans les zones urbaines où ils se trouvent.
En ce qui concerne l’électricité, l’impact est encore plus frappant. Générer un message de 100 mots correspond à la consommation de 14 ampoules LED allumées pendant une heure. Cet usage est particulièrement notable en Virginie, où se concentre la plus grande densité de centres de données au monde. Sur place, des habitants ont protesté contre ces installations énergivores et bruyantes, qui créent peu d’emplois tout en dévalorisant les biens immobiliers.
La réponse des entreprises technologiques
Face à ces critiques, les grandes entreprises technologiques affirment travailler sur des solutions. Craig Cincotta, directeur général chez Microsoft, a déclaré que l’entreprise est “déterminée à réduire l’impact de l’exploitation des ressources”.
Il a également mentionné que Microsoft développe des technologies de refroidissement éliminant totalement l’usage de l’eau.
Des préoccupations déjà identifiées
Les préoccupations liées à la consommation énergétique des IA ne sont pas nouvelles. Alex de Vries, spécialiste des questions environnementales et créateur du site Digiconomist, a souvent alerté sur l’impact énergétique des technologies émergentes.
Il compare l’évolution des IA à celle des cryptomonnaies, qui ont elles aussi montré une trajectoire de croissance rapide avec des besoins énergétiques massifs.
Une étude américaine de 2023 a par ailleurs révélé que l’entraînement du modèle GPT-3 dans les centres de données de Microsoft avait nécessité 700 000 litres d’eau douce. Une quantité comparable à celle utilisée pour refroidir un réacteur nucléaire.
Vers de nouvelles sources d’énergie
En parallèle, les géants de la Tech explorent des alternatives énergétiques pour soutenir leurs activités. Les réacteurs nucléaires font partie des pistes envisagées pour assurer un approvisionnement stable et durable des centres de données.









