The content is King ! Combien de fois l’avons nous entendu, cette affirmation entêtante, bravant vents et marées, ignorant les nouveaux courants et faisant fi de tous les marasmes ambiants. Le SEO c’est le contenu, et le contenu, c’est le ROI.

Effectivement, le contenu c’est la panacée, l’arche d’alliance, le Saint Graal, l’ultime route par laquelle nous autres, pauvres âmes tourmentées, essayons tant bien que mal de nous frayer un chemin vers la rédemption.

La rédemption de quoi d’ailleurs ? Qu’avons nous fait de mal, pour qu’à ce point on nous assène tous les jours des coups de semonce, pour nous faire rentrer dans le crâne que le contenu est d’une importance vitale pour nos affaires ?

Le contenu… aux chiottes !

2012, en cette triste année de fin du monde (… et d’élections, n’allez pas y voir un lien quelconque :D) nous autres petits blogueurs, à la pomme facile (ou CTRL, pour ceux qui résistent encore à la secte de Cuppertino), crions, Zut, flûte, caca-boudin !

Marre de se plier aux moindres volontés de GG, d’écrire à s’en faire péter les phalanges, marre d’écouter les guidelines de Matt, de suivre aveuglement le troupeau, d’attendre religieusement son tour pour monter là haut (dans les SERPs, hein! pas au Paradis), assez de faire semblant d’être un béni oui-oui…

Aujourd’hui sonne l’heure de la révolte, le contenu pour le contenu : faut que ça s’arrête !

Le suicide par l’écriture où quand le contenu tue le contenu

Pas plus tard qu’hier, tranquillement assis à boire un verre de wisky café, j’entends t’y pas qu’un pauvre blogueur, l’âme en peine, avait fait une tentative de suicide, en se jetant du haut de sa chaise à roulette, au bureau, en pleine heure de pointe. Le bougre, n’a rien eu, rassurez-vous, la corbeille en papier par contre, n’a pas survécu au choc (90 kilos, tu parles, elle a pas encaissée!).

Tout ça pour dire, qu’après enquête, le malheureux a déclaré aux autorités compétentes, (la DRH, pas la police, c’est pas si grave non plus… un suicide ?!) qu’à la suite d’un marathon de 36 heures passé à écrire plus de 15 articles pour le blog de la boîte, + une dizaine de CP et une petite cinquantaine de post sur tous les blogs qui passaient, et avant que tout ça ne lui fassent perdre la boule, une voie lui a dit dans sa tête (à mon avis il avait déjà perdu quelques neurones au passage), d’en finir avec la vie (de blogueur, hein!)

De là à dire que la vie surmenée d’un blogueur, mène irrémédiablement au suicide, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas !

Bien sûr, la vie de blogueur, n’est pas si “dangereuse” que ça, bien sûr, c’est caricatural (un blogueur de 90 kilos, ça se suicide sur WOW ou au Nutella! :D), bien sûr tout ceci est faux, quoique…

Pourquoi écrire toujours du contenu ?

Ce que j’essaie simplement d’expliquer, c’est que le contenu, pour le contenu, n’a aucune valeur. Écrire pour satisfaire un algorithme, pour créer ses propres galaxies de liens, tenter d’attirer le client, mais sans valeur ajoutée, ne rime à rien.

Nous devenons tous avec le temps et par la force des choses, des machines qui ne résonnons plus avec logique, mais par l’appât du gain.

Le contenu fait le ROI :

  • Grâce à lui vous aurez un retour plus rapide sur investissement.
  • Grâce à lui vous serez positionné plus haut dans les SERPs.
  • Grâce à lui, un jour, vous irez dormir sur la Lune en compagnie des autobots (dsl!)

Le contenu est important, on le dira jamais assez, mais un contenu pertinent, qui a de la valeur, qui apporte quelque chose et donne de l’information, de la bonne information, qui permet de débattre ou d’apprendre, de se tenir éveillé aux nouvelles techniques.

Aujourd’hui, les entreprises prennent vraiment conscience des énormes avantages d’internet, des réseaux sociaux, des blogs, etc… mais elles prennent cet avantage à l’envers, encore une fois, en s’en servant de la mauvaise façon.

“Il faut du lien avec des ancres optimisées pour être au top sur Google, qu’à cela ne tienne” :

  • on va inonder la Toile avec des centaines d’articles,
  •  post,
  •  commentaires
  •  et autres signatures de forums.

Trop de contenus nous inonde tous les jours, réseaux sociaux, digg-like, agrégateurs, flux rss, infos, sites d’actus, mais au final on ne retient jamais vraiment quelque chose. A trop vouloir être partout à la fois, présent sur chaque CP, annuaires, commenter en permanence ou écrire, on finit inlassablement par se fatiguer et fatiguer ses lecteurs par la même occasion.

Le contenu oui, le con tenu, non !

Le contenu est roi, mais n’oubliez jamais que le roi un jour, on lui a coupé la tête !

A bon entendeur…

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